Lors de sa récente conférence, Google a présenté Gemini Spark, un «agent IA personnel» fonctionnant 24 h/24. À la différence d'un chatbot, il n'attend pas de question: il tourne en continu sur les serveurs de Google et travaille en arrière-plan, même téléphone et ordinateur éteints. L'annonce rend ce glissement visible: l'IA passe de l'outil que l'on consulte à l'agent qui agit.
Spark peut surveiller des relevés bancaires pour repérer un abonnement oublié, compiler des notes depuis la messagerie, envoyer des e-mails ou finaliser un achat — chaque action sensible restant soumise à confirmation. L'essentiel est là : tant qu'une IA répond, elle ne touche à rien ; dès qu'elle agit, elle doit entrer dans la messagerie, l'agenda, les documents, parfois les moyens de paiement. Déléguer une réponse n'engage rien. Déléguer une action suppose de lui ouvrir ces accès, et de choisir lesquels.
Une précision: Spark démarre aux États-Unis, réservé aux abonnés Google AI Ultra (100 dollars par mois), sans date pour l'Europe. Pas un outil disponible demain en Suisse, mais un signal de ce qui s'installe. Google le résume à sa manière: l'agent agit «sous votre direction», chaque action sensible passant par une confirmation.