Mobiliser l’identité dans les démarches courantes
Découvrir les applications de l’identité numérique dans les services publics, la finance, la formation et les entreprises, et ce qu’elles changent pour une PME.
Les premiers usages concernent les relations avec l’administration : déclarations, demandes d’extraits, permis ou inscriptions. Une identification fiable permet d’effectuer en ligne des démarches qui exigeaient jusqu’ici un passage au guichet ou un envoi postal.
D’autres usages sortent du cadre public. Une identité numérique peut servir à ouvrir un compte bancaire, à signer un contrat ou à prouver un âge minimal lors d’un achat, sans présenter une pièce d’identité complète.
Services publics
Démarches cantonales et fédérales, signature de formulaires et accès à des dossiers personnels.
Finance
Vérification de l’identité des clients (KYC) exigée par la législation sur le blanchiment d’argent, et signature électronique de contrats.
Formation et emploi
Diplômes, certificats et attestations professionnelles émis sous forme d’attestations vérifiables.
Contrôle d’âge
Preuve d’un âge minimal sans divulgation de la date de naissance ni de l’identité.
D’autres attestations que l’e-ID
L’infrastructure de confiance doit permettre aux cantons, aux communes et aux entreprises d’émettre leurs propres attestations. Le permis de conduire électronique est l’exemple le plus souvent cité; un permis d’élève conducteur électronique a déjà fait l’objet d’un pilote.
Certains chantiers sont en attente. L’émission dans des portefeuilles tiers et la liaison avec les e-ID étrangères ont été suspendues en février 2026 pour raisons budgétaires. L’usage de l’e-ID pour signer des initiatives et des référendums en ligne n’a pas de date fixée
L’infrastructure de confiance doit permettre aux cantons, aux communes et aux entreprises d’émettre leurs propres attestations
Pour une PME, vérifier plutôt qu’émettre
Pour la plupart des PME, l’enjeu réside moins dans le fait de disposer elles-mêmes d’une identité numérique que dans leur capacité à accepter et à vérifier des attestations: ouverture d’un compte client, contrôle d’une qualification, vérification d’un âge.
Un vérificateur doit intégrer un logiciel compatible avec les protocoles retenus. Le Conseil fédéral a également prévu un registre public indiquant les données demandées par les vérificateurs et les finalités associées.
Les usages de l’identité numérique dépassent largement l’e-ID et concernent directement les organisations qui vérifient des preuves. Leur généralisation soulève toutefois des questions techniques, sociales et politiques.
Sources
- ICT journal : www.ictjournal.ch
- Office fédérl de la justice : www.bj.admin.ch